artisan_liberal“j’ai été licenciée et je suis donc en phase de création de ce projet, plus précisément je suis à la veille de démarrer. Au travers de toutes les démarches que j’ai pu effectuer et des interlocuteurs que j’ai rencontrés (ANPE, URSSAF, AMPHIA pour un accompagnement dans le business plan), j’ai conçu et prévu mon projet dans le cadre d’une immatriculation en profession libérale (URSSAF et Régime BNC).J’avais un rdv hier avec un comptable pour finaliser mon dossier ACCRE, et celui-ci est assez réticent pour une immatriculation en profession libérale.Il estime que je relèverais plus de l’artisanat (et donc une gestion BIC), sauf à prouver une forte valeur ajoutée de ma part.Pourriez-vous m’apporter votre éclairage averti à ce sujet ?J’ai consulté les infos communiquées par la Chambre des Métiers de l’Essonne et, effectivement j’y retrouve le secrétariat à domicile (748F) mais également dans professions libérales non réglementées avec toutefois la mention “conception”.Je m’aperçois également après recherches à partir de n° de SIRET que bon nombre de secrétaires déjà en activité sont immatriculées en qualité d’artisan.Ma valeur ajoutée porte à mon sens sur le fait que je maîtrise parfaitement le langage de l’expertise en assurance d’une part et juridique d’autre part (je travaillais dans un cabinet spécialisé en Responsabilité Civile).Par ailleurs, le travail que je livrerai sera relu, corrigé (y compris dans le langage si redondances ou manque de clarté… et si j’y suis autorisée par le donneur d’ordre), mis en forme et en page, et pourra parfois faire l’objet d’un produit totalement fini (c’est une demande spécifique des avocats pour certains travaux), c’est-à-dire édité en x exemplaires, relié…Est-ce suffisant pour prétendre à la profession dite libérale  (je ne ferai pas de domiciliation, ni de prise d’appels téléphoniques…) ?”

Je comprends votre embarras. Le choix d’un statut profession libérale ou artisanat peut paraître délicat.
Pour ma part je maintiens ma position, vous n’avez pas une activité artisanale, vous faites une prestation intellectuelle. Par ailleurs, je doute de l’objectivité des comptables car leurs conseils sont intéressés.

Je m’explique.
La comptabilité d’une profession libérale est très simple et vous pourrez la tenir seule sans peine ou en vous faisant aider par un comptable pour un prix modique.
En revanche, une comptabilité d’artisan suppose une comptabilité plus lourde, facturée plus cher.
De même, si vous allez voir un avocat, il vous expliquera que vous avez intérêt à constituer une sarl pour bien  vous protéger, et il sera ravi de vous aider à rédiger des statuts par nature complexes, car de nombreux pièges existent en droit français.
Je comprends leur discours, mais j’affirme qu’il est intéressé.
Les chambres des métiers ont le même discours intéressé car elles vendent des formations de gestion obligatoire pour pouvoir se faire immatriculer.
En résumé, si vous choisissez la profession libérale, vous êtes en règle, vous créez votre entreprise gratuitement et votre comptabilité est très simple donc peu coûteuse.